Le président du parti Envol, Delly Sesanga, a tenu ce samedi un meeting dans la capitale congolaise au cours duquel il a appelé ses partisans à une mobilisation accrue pour, selon lui, empêcher “l’installation d’une dictature” sous la présidence de Félix Tshisekedi.
Devant une foule réunie pour l’occasion, l’opposant a livré un réquisitoire sévère contre l’action du gouvernement. Il a dénoncé l’absence de progrès dans les domaines de la paix, du développement et du bien-être social, estimant que le régime en place “se détourne des priorités nationales pour s’engager dans un projet dangereux de révision constitutionnelle”.
Delly Sesanga considère cette initiative comme une tentative du pouvoir de restreindre les libertés publiques. “À 1 180 jours de la fin du mandat présidentiel, le pays n’a pas retrouvé la paix, n’a pas connu de prospérité et les préoccupations sociales de la population sont ignorées au profit d’une distraction funeste : le changement de la Constitution”, a-t-il déclaré.
Le président de l’Envol a par ailleurs invité les forces vives du pays à mener des actions concrètes sur le terrain afin de “barrer la route à toute dérive autoritaire”.
Sur la question sécuritaire, notamment dans l’Est de la République démocratique du Congo, il a pointé du doigt ce qu’il appelle “la légèreté” de Félix Tshisekedi face à la crise. Il accuse le chef de l’État d’être directement responsable de l’inefficacité militaire, en évoquant un problème majeur de commandement au sein des forces armées.
Par ce discours offensif, Delly Sesanga entend relancer sa présence sur la scène politique nationale et raviver la contestation contre un pouvoir qu’il accuse de s’éloigner des aspirations du peuple congolais.



