Plusieurs tribunaux militaires de la province du Nord-Kivu ont ouvert récemment des procès visant des militaires de l’armée congolaise (FARDC). Ces soldats sont accusés de crimes tels que la fuite face à l’ennemi, le meurtre, la tentative de meurtre, les crimes contre l’humanité et la dissipation de munitions.

Certains de ces militaires ont déjà été condamnés à la peine de mort par ces tribunaux militaires. La coalition d’opposition LAMUKA condamne fermement ces actes de désertion, mais s’oppose à l’application de la peine capitale. Selon le porte-parole de LAMUKA, Prince Epenge, “tout acte de désertion des militaires ou d’un groupe des militaires, face à l’ennemi qui est déterminé à balkaniser le Congo, ou à désagréger l’unité du grand Congo, l’unité de Lumumba, est un acte suffisamment grave pour qu’il donne lieu à des sanctions exemplaires. Toutefois, que ces sanctions ne puissent pas inclure la peine de mort.”

L’opposition remet également en cause la politique sécuritaire du Président de la République Félix Tshisekedi, s’interrogeant sur les moyens matériels, techniques et financiers réellement mis à disposition des FARDC pour faire face à des groupes armés tels que le M23, qui sème la terreur dans l’est de la RDC avec le soutien présumé du Rwanda. LAMUKA déplore également les opérations militaires conjointes entre les FARDC et les forces ougandaises (UPDF), accusant l’Ouganda d’appuyer parallèlement le mouvement rebelle M23.