La Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est (EAC) exige du gouvernement congolais, des éclaircissements « supplémentaires et urgents » sur l’expulsion du territoire congolais, de trois généraux rwandais membres de l’état-major de la force régionale installé à Goma, capitale du Nord-Kivu.

Dans une correspondance du Bureau du Secrétaire général, consultée par la rédaction 24sur24.Cd, l’EAC qui dit avoir appris avec « inquiétude » le 30 janvier 2023 l’expulsion de 3 officiers rwandais, rappelle au ministre congolais des Affaires étrangères, que le déploiement des officiers au QG de la Force régionale de l’EAC à Goma pour appuyer le Centre de commandement régional, était une décision des chefs d’État lors de leur réunion sur le processus de paix dans l’Est de la RDC tenue le en marge de la COP 27 le 7 novembre 2022 à Sharm El Sheik en Egypte.

D’après cette correspondance signée par le secrétaire général de cette organisation sous-régionale, Dr Peter Mutuku Mathuki, la RDC et l’EAC ont convenu que l’EACRF et son personnel jouiront des privilèges et immunités qui sont spécifiés dans l’Accord et le Protocole de l’EAC sur la coopération dans les affaires de défense et ce, en vertu de l’article 2 du SOFA.

Pour rappel, les Officiers rwandais membres de l’Etat-Major de la Force Régionale de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est ont été enjoins de de quitter le sol congolais. Ces derniers ont déjà quitté le sol congolais et regagné le Rwanda. Suite à cette décision, le Rwanda a rappelé tous ses officiers faisant partie de tous les mécanismes régionaux basés en République Démocratique du Congo.

Les relations entre Kinshasa et Kigali sont davantage tendues ces dernières semaines. Un avion militaire congolais a été d’ailleurs visé et touché par un tir revendiqué par les autorités rwandaises qui accusaient le Sukhoi de violer son espace aérien. Le M23, soutenu par Kigali, a repris son offensive sur plusieurs axes combattant les FARDC, les milices locales et les Nyatura. La force régionale de l’EAC ne se bat pas non plus se contentant de privilégier la voie du dialogue. 

Cephas Kabamba