Dans une tribune intitulée “Tribune du stratège”, Shekomba Okendhe exprime sa profonde déception quant à la gouvernance de celui qu’il appelle affectueusement « notre frère », faisant référence au dirigeant actuel de la République Démocratique du Congo (RDC) Félix Tshisekedi Tshilombo. Ayant initialement soutenu ce dirigeant dans l’espoir qu’il devienne le bouclier contre les ennemis intérieurs et extérieurs du pays, Shekomba Okendhe relate sa visite à Kinshasa après la victoire de Tshisekedi et décrit le niveau de misère, d’incertitude et de corruption qu’il a constaté.

Shekomba Okendhe souligne que le Président Tshisekedi avait déclaré que sa priorité principale était de changer la constitution, alors qu’il n’a ni résolu ni proposé de plan de résolution pour des problèmes cruciaux tels que la misère de la population, l’insécurité à l’Est et la corruption. Cette prise de conscience amène Shekomba Okendhe à remettre en question les capacités du Chef de l’État à sortir la RDC de son état critique.

Shekomba Okendhe exprime librement son opinion sur la gouvernance de Félix Tshisekedi, estimant que celui-ci est entouré d’hypocrites qui lui disent ce qu’il veut entendre. Il critique notamment les assurances données à Félix Tshisekedi quant au changement de la constitution pour lui permettre d’être Président à vie, en soulignant que les Congolais ne sont pas des idiots et qu’ils méritent mieux que des dirigeants qui les oppriment.

En référence à d’autres dirigeants africains tels que Senghore, Wade et J. Kabila, Shekomba Okendhe souligne le fait qu’ils ont pacifiquement cédé le pouvoir à leurs successeurs après leurs mandats. Il se demande pourquoi le Président Félix Tshisekedi cherche à s’accrocher au pouvoir après avoir lutté pendant 37 ans pour l’avènement de la démocratie libérale dans le pays. Shekomba Okendhe trouve cela absurde et fait appel à la sagesse en citant un proverbe biblique et un sage mystique de son entourage.

Shekomba Okendhe exprime sa déception face à la gouvernance de Félix Tshisekedi et souligne les attentes non satisfaites du peuple congolais. Son article reflète une voix critique qui appelle à une gouvernance plus responsable et à une transition pacifique du pouvoir.