Dans une correspondance adressée au présidium de la plate forme des confessions religieuses ce lundi, le président de la chambre basse du parlement met en cause Marcel Utembi et André Bokundowa pour avoir refusé de répondre à l’invitation de la commission parlementaire chargée d’examiner les candidatures transmises à l’Assemblée Nationale.

« Ne pas déférer à son invitation frise l’obstruction des efforts d’information nécessaire pouvant lui permettre de saisir et travailler en toute équité les divergences profondes qui prévalent au sein de votre plateforme » écrit Christophe Mboso.

Or, selon l’article 12 de la loi sur la CENI dont la CENCO et l’ECC se sont référés, la commission doit être paritaire (c’est à dire Majorité-opposition) et elle n’a comme pouvoir que d’examiner la conformité des procès-verbaux vis-à-vis des conditions et critères prescrits par la loi.

Dans le cas précis, le présidium de la plateforme des confessions religieuses n’a jamais transmis un PV au parlement, mais bien, un communiqué « de manque de consensus ». Autre fait, la commission parlementaire, censée être paritaire, n’a compté que les membres de la majorité, ceux de l’opposition ayant claqué la porte.

Agenda caché ?

De l’avis d’une certaine opinion, le fait, pour le président de l’Assemblée Nationale de s’en prendre au présidium de la plate forme des confessions religieuses, qu’il accuse de manque de considération, prouve à suffisance que Mboso NKodia Mpwanga n’est pas loin de s’inscrire dans une démarche voulant à imposer aux parties prenantes son diktat et cela n’est pas de nature à favoriser la confiance dont il est censé faire preuve.

« Cette attitude du président Mboso est tout aussi curieux que suspect et pousse à croire qu’il ya un agenda caché et que les pressions politiques dénoncées lors des travaux du Centre Interdiocésain étaient réelles », confie une source au sein du présidium de la plateforme des confessions religieuses.

Pour rappel, outre l’invitation de la commission parlementaire, l’Assemblée Nationale a accordé un moratoire de 72 heures aux confessions religieuses en vue de dégager un consensus au sujet de la désignation du président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI).
Ce nouveau moratoire expire ce mardi 17 août à minuit.

PM