La haute cour militaire annonce qu’elle rendra son verdict ce mardi 30 septembre dans le dossier opposant le ministère public à l’accusé Joseph Kabila. Cette affaire, largement suivie tant sur le territoire national qu’à l’étranger, oppose le parquet général ainsi que plusieurs provinces de l’Est de la RDC, notamment l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, à l’ex-chef de l’État.

Ce procès, ouvert en juillet 2025 en l’absence de l’ancien chef d’État – qui réside à l’étranger depuis plus de deux ans –, revêt un caractère inédit depuis l’indépendance de la RDC en 1960. Joseph Kabila, au pouvoir de 2001 à 2019, est poursuivi pour une série de chefs d’accusation graves.
.D’après l’extrait de rôle consulté par notre rédaction, Joseph Kabila est poursuivi pour une série d’infractions graves. Les accusations portent notamment sur sa participation à un mouvement insurrectionnel, ainsi que sur des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, incluant homicide intentionnel, trahison, apologie, viol, torture et occupation armée de la ville de Goma. Ces allegations graves marquent un tournant inédit dans l’histoire judiciaire du pays.

Malgré son statut de « sénateur à vie », Joseph Kabila a dû comparaître devant la Haute Cour militaire, qui est compétente pour juger les plus hauts responsables politiques et militaires.

CK