Le PPRD (Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie) rejette la décision du vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, suspendant ses activités sur l’ensemble du territoire national. La formation politique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, affirme ne pas reconnaître la notification de cette mesure et dénonce ce qu’elle qualifie d' »acharnement politique ».

Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le vice-président national du parti, Aubin Minaku, a fustigé une décision qu’il qualifie de « harcèlement politique » visant à « réduire au silence la principale formation d’opposition issue de l’ancien président Joseph Kabila ».

Selon le PPRD, la notification officielle de la suspension a été reçue le même jour. Le parti rappelle qu’il avait déjà été suspendu une première fois en mai dernier, avant d’annoncer la reprise de ses activités le 6 mai, malgré les restrictions imposées par les autorités.

Tout en estimant que le parti reste dans la légalité, l’ancien ministre de l’Intérieur a affirmé que ses activités se poursuivront « dans le strict respect des lois de la République et de la Constitution ».

Aucune réaction officielle du ministère de l’Intérieur n’a encore été rendue publique à ce sujet.

Cephas Kabamba