Par un décret signé par le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévention, Roger Kamba, la République Démocratique du Congo a officiellement interdit la pratique du Brazilian Butt Lift (BBL) sur l’ensemble du territoire national.

Cette décision fait suite à une évaluation approfondie des risques sanitaires associés à cette intervention chirurgicale esthétique, largement reconnue comme l’une des plus dangereuses au monde lorsqu’elle n’est pas effectuée dans des conditions médicales strictes.

Selon le ministre Kamba, deux facteurs principaux justifient cette mesure :

  1. Insuffisance de compétences spécialisées

Le pays ne compte pas suffisamment de chirurgiens qualifiés pour garantir la réalisation du BBL dans des conditions sécurisées. L’intervention nécessite une expertise pointue, notamment en chirurgie plastique reconstructrice, domaine encore très limité en RDC.

  1. Forte disparité régionale

Le ministère révèle que 17 provinces de la RDC ne disposent d’aucun médecin formé pour pratiquer cette opération. Une disparité qui ouvre la porte à une multiplication de pratiques clandestines ou improvisées, hautement dangereuses pour les patientes.

Le gouvernement souligne que toute procédure esthétique invasive réalisée sans formation adéquate ou sans encadrement médical approprié « augmente considérablement les risques de complications graves et potentiellement mortelles ».

Cette interdiction s’inscrit dans la volonté des autorités de protéger la population contre des interventions à haut risque, souvent motivées par des pressions sociales ou esthétiques, mais dont les conséquences peuvent être irréversibles.